Se rendre au contenu

Vous faire connaître en restant vous-même : 3 façons simples

Faire moins, mais mieux : trois façons de devenir visible, à votre rythme.
5 octobre 2026 par
Vous faire connaître en restant vous-même : 3 façons simples
Sylvain GUIF - Osez Percer
| Aucun commentaire pour l'instant

Imaginons Clara, sophrologue depuis deux ans. Mardi soir, 21 h, elle ouvre Instagram pour « poster quelque chose ». Elle voit une collègue qui danse en vidéo, une autre qui annonce « plus que 3 places ». Elle écrit une phrase. Elle l'efface. Elle referme l'application.

Le lendemain, elle se dit qu'elle n'est pas faite pour ça.

Vous êtes thérapeute, sophrologue ou énergéticienne ? Vous voulez vous faire connaître sans vous forcer ? Si vous vous reconnaissez en Clara, cet article est pour vous. Parce que Clara n'a pas un problème de courage. Elle a un problème de méthode.

Le vrai problème : vous copiez des méthodes faites pour d'autres

On vous a dit qu'il fallait être visible. C'est vrai. Si personne ne sait que vous existez, personne ne peut venir vous voir.

Mais la plupart des conseils que vous lisez viennent du monde de la vente en ligne. Ils sont pensés pour des gens qui vendent des formations à des milliers de personnes. Pas pour vous, qui recevez une personne à la fois dans votre cabinet.

Alors vous essayez de suivre. Et ça coince à trois endroits.

  • Le rythme. « Postez tous les jours. » Vous tenez une semaine, puis vous culpabilisez pendant trois mois.
  • Les mots. « Offre exceptionnelle », « transformez votre vie ». Ces phrases sonnent faux dans votre bouche. Vos futurs clients le sentent aussi.
  • La comparaison. Vous regardez celles qui font des vidéos tous les jours. Vous vous sentez en retard.

Et puis il y a une peur plus discrète. La peur de paraître « commerciale ». Vous avez choisi ce métier pour aider, pas pour vendre. Alors parler de vos séances vous gêne. Vous avez l'impression de vous mettre en avant.

Pourtant, parler de votre travail n'a rien de honteux. Quelqu'un, quelque part, cherche exactement ce que vous proposez. Il ne vous trouve pas parce que vous restez silencieuse. Vous taire ne le protège pas. Ça le laisse seul avec son problème.

Communiquer, au fond, c'est juste ça : permettre aux bonnes personnes de vous trouver.

Le problème n'est pas que vous ne communiquez pas assez. C'est que vous essayez de communiquer comme quelqu'un d'autre.

Donc la solution n'est pas d'en faire plus. C'est de choisir ce que vous faites. Moins de choses, mais des choses qui vous ressemblent.

C'est ce que j'appelle la Slow Communication. Pas une communication lente. Une communication à votre rythme, que vous pouvez tenir dans le temps. Je la raconte en détail dans mon livre.

Voici trois façons simples de commencer.

1. Choisissez un seul endroit pour vous faire connaître

Vous n'avez pas besoin d'être partout. Vous avez besoin d'être quelque part, régulièrement.

Un seul endroit. Un rythme que vous pouvez tenir six mois sans vous épuiser.

Par exemple :

  • une lettre par mois à vos contacts ;
  • un post par semaine sur Facebook ou LinkedIn ;
  • un article de blog tous les quinze jours.

Pensez à un jardin. On ne plante pas tout le même jour. On choisit une parcelle, on l'arrose souvent, et elle finit par donner. Un endroit soigné vaut mieux que cinq endroits abandonnés.

À faire cette semaine
Posez-vous une seule question : « Où est-ce que je me sens le plus à l'aise pour parler ? »
Plutôt à l'écrit ou à l'oral ? Plutôt en longueur ou en quelques lignes ?
Notez la réponse. C'est votre endroit.

Si vous aimez écrire, la lettre mensuelle est souvent un bon choix. Elle arrive directement chez les gens. Personne ne compte vos « j'aime ».

2. Parlez de ce que vivent vos clients, pas de votre technique

Quand on débute, on a envie d'expliquer sa méthode. C'est normal, vous l'avez apprise avec soin.

Mais la personne qui vous lit ne cherche pas une technique. Elle cherche une solution à ce qu'elle vit. Elle tape « je dors mal », pas « réflexologie plantaire ».

Alors partez de sa vie à elle. Ce qu'elle ressent avant de venir. Ce qui change après. Avec ses mots à elle.

Avant
« Je propose des séances de réflexologie plantaire pour rééquilibrer le corps. »

Après
« Vous vous couchez fatiguée, mais votre tête continue de tourner. Beaucoup de personnes qui viennent me voir le disent. Après une séance, elles me racontent souvent qu'elles ont enfin dormi d'une traite. »

Avant
« Sophrologue certifiée, j'accompagne la gestion du stress par des techniques de respiration. »

Après
« Le dimanche soir, vous sentez déjà la boule au ventre du lundi. Ensemble, on cherche ce qui vous aide à arriver au bureau plus calme. »

Avant
« Soins énergétiques pour libérer les blocages. »

Après
« Vous vous sentez vidée, comme si vous donniez tout aux autres sans rien garder pour vous. On prend un temps pour vous, rien que pour vous. »

Avant
« Naturopathe, je vous accompagne grâce à l'alimentation, aux plantes et à l'hygiène de vie. »

Après
« À 16 h, le coup de fatigue arrive et vous filez vers le placard à biscuits. Vous savez que ce n'est pas l'idéal, mais vous ne savez pas par où commencer. On regarde ensemble votre quotidien, sans régime et sans interdits. »

Vous voyez la différence ? Dans la version « après », la personne se reconnaît. Elle se dit : « C'est moi, ça. »

Une astuce : notez les phrases que vos clients disent pendant les séances. Ce sont les meilleurs mots pour parler à ceux qui ne vous connaissent pas encore.

3. Invitez plutôt que de pousser

Dans beaucoup de conseils marketing, on vous apprend à presser les gens. « Dernières places. » « Plus que 24 heures. » « Réservez maintenant. »

Vous n'avez pas besoin de ça. Et franchement, vos futurs clients non plus. Ils viennent vous voir justement parce qu'ils sont fatigués d'être pressés.

À la place, proposez un petit pas facile. Quelque chose qui ne coûte rien et n'engage à rien :

  • un atelier offert ;
  • un premier temps d'échange ;
  • votre lettre mensuelle.

Et dites-le simplement.

Exemple 1
« Si vous le sentez, on peut prendre un premier temps d'échange. On regarde ensemble votre situation, et on voit si cet accompagnement est juste pour vous. Vous choisissez le moment. »

Exemple 2
« Chaque mois, j'écris une courte lettre sur le sommeil et la fatigue. Pas de publicité, juste des idées à essayer chez vous. Si ça vous parle, vous pouvez la recevoir ici. »

Une invitation laisse la porte ouverte. Les gens entrent quand ils sont prêts. Et ceux qui entrent comme ça restent plus longtemps.

Un exemple à reprendre : votre première lettre

Vous avez choisi la lettre mensuelle ? Voici à quoi peut ressembler la première. Elle tient en moins de 200 mots. Prenez-la, changez les mots, gardez l'idée.

Objet : Ce que j'entends souvent le dimanche soir

Bonjour,

Vous recevez cette lettre parce que nous nous sommes croisés, en séance, en atelier ou ailleurs. Merci d'être là.

Chaque mois, je vous écrirai quelques lignes. Pas de publicité. Juste une idée simple, à essayer chez vous.

Ce mois-ci, je voulais vous parler du dimanche soir. Beaucoup de personnes me disent que c'est le pire moment de la semaine. La tête part déjà au lundi. Le ventre se serre.

Une chose toute simple à essayer : avant de dormir, posez une main sur votre ventre. Respirez lentement, trois fois. Rien de plus. Ça ne règle pas tout, mais ça aide souvent à passer d'un état à l'autre.

Si vous essayez, dites-moi ce que ça vous a fait. Je lis toutes les réponses.

À très bientôt,
Clara

P.S. Si vous voulez en parler de vive voix, on peut prendre un premier temps d'échange. Vous choisissez le moment.

Vous voyez ? Pas de promotion. Une idée utile, une question, une porte ouverte. C'est tout ce qu'il faut.

Et si… ?

Vous avez peut-être déjà une petite voix qui dit « oui, mais ». Voici les quatre questions qu'on me pose le plus souvent en atelier.

« Et si je n'aime pas écrire ? »
Alors n'écrivez pas. Parlez. Un message vocal, une courte vidéo face à la caméra, un live une fois par mois. Vous pouvez aussi parler dans votre téléphone et faire transcrire le texte ensuite. L'important, c'est l'endroit où vous êtes à l'aise, pas le format.

« Et si je n'ai pas de site ? »
Vous n'en avez pas besoin pour commencer. Une fiche Google bien remplie, une page Facebook ou une simple lettre par mail suffisent. Le site viendra plus tard, quand vous saurez ce que vous voulez y dire.

« Combien de temps avant que ça marche ? »
Je préfère être honnête : personne ne peut vous promettre un délai. Les gens ont besoin de vous lire plusieurs fois avant de vous faire confiance. Comptez en mois plutôt qu'en semaines. C'est pour ça que le rythme doit être tenable.

« Et si personne ne réagit ? »
C'est normal, surtout au début. Beaucoup de gens lisent sans jamais répondre. Un jour, une personne arrive en séance et vous dit : « Je vous lis depuis des mois. » Le silence ne veut pas dire que personne ne vous lit.

Votre mini plan pour cette semaine

Pas besoin de tout changer. Trois petites choses suffisent.

JourCe que vous faites
LundiVous choisissez votre endroit et votre rythme. Un seul.
MercrediVous réécrivez votre phrase de présentation en partant de ce que vit votre client.
VendrediVous écrivez une phrase d'invitation douce, et vous la publiez.

C'est tout. Rien de plus.

Si vous ne faites qu'une de ces trois choses, c'est déjà un pas. La régularité compte plus que la vitesse.

Et si on en parlait ensemble ?

Vous n'êtes pas obligée de trouver tout ça seule.

Chaque mois, j'anime un atelier pour les praticiens bien-être. On y parle de comment être visible sans se forcer, à partir de votre situation. La participation est offerte. Vous repartez avec une chose concrète à appliquer dès le lendemain.

👉 Découvrir le prochain atelier

Vous faire connaître en restant vous-même : 3 façons simples
Sylvain GUIF - Osez Percer 5 octobre 2026
Partager cet article
Étiquettes
Archive
Se connecter pour laisser un commentaire.